Questions à  Eaon Magnus

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Eaon Magnus

Eaon Magnus

Eaon Magnus nous parle de sa musique à travers un jeu de questions/réponses. Un plongeon dans un univers de création et de partage, de l’instant d’inspiration au titre mis en ligne.

Comment vous définiriez-vous ?

Par ma musique…

Et comment définiriez-vous votre musique ?

Ma musique née le plus souvent d’une sensation ou d’une émotion difficilement exprimable par des mots mais malgré tout connue et reconnue de tous.

J’aspire à créer une musique évoquant l’éveil, l’élévation de l’esprit depuis l’émotion ou le sentiment, et cela, à partir d’une note, d’un son, d’une vibration.

Comment créez vous votre musique ?

Techniquement parlant, je fais de la M.A.O. (musique assistée par ordinateur) : j’utilise un orchestre symphonique virtuel ainsi que beaucoup d’autres instruments logiciels allant de la batterie classique au shamisen japonais. Le tout est dirigé par une plate-forme audio-numérique virtuelle (le chef d’orchestre, la partition, et le studio d’enregistrement).

Pour la création en elle même, je suis deux voies :

  • j’ai déjà l’air principal en tête; alors je le pose et travail sur le moyen d’y retourner et de le conclure – en somme je transpose en note le cheminement de mon esprit jusqu’à la forme définitive de l’air créé
  • je n’ai pas d’idée préconçue, seulement un sentiment ou une émotion que je transpose par un son ou une note initiale. Alors, ma musique se construit au fur et à mesure et d’elle même, comme l’esprit qui prend en maturité et se déploie dans toute sa splendeur, comme le bourgeon qui grossi pour devenir une fleur épanouie.

Chaque instrument, ou corps d’instrument, évolue indépendamment, prenant peu a peu force, à son rythme, et en ayant sa propre histoire à raconter. Tout n’est qu’uniformité, même dans la singularité, la particularité.

Chacun grandit donc comme il l’entend jusqu’à l’explosion, l’épanouissement, l’éveil, la révélation; la conscience et la maîtrise de ce qui a engendré cette émulsion merveilleuse.

La grande majorité de mon travail suit la seconde voie.

Avez-vous des notions de solfège ?

Aucunes ! Faites moi écouter un ‘la’ et dites moi que c’est un ‘do’, je n’y verrai que du feu. Je fais tout à l’oreille.

Sentez-vous votre musique comme triste ?

Beaucoup disent que ma musique est noire, triste : pardonnez-moi, mais c’est qu’il ne l’écoute pas comme il le faudrait. Certes, mes mélodies sont sombres, quelques fois mélancoliques, mais en rien tristes (sauf quelques exceptions). Il faut tenter de trouver le merveilleux que suggère chaque note et comprendre l’histoire qu’elle veut nous porter : le mysticisme, le merveilleux et la beauté des créations de l’esprit, mais aussi leur côté effrayant – leur “comment ?”, leur “pourquoi ?” et leur “d’où ?”.

Comment choisissez-vous les titres de vos musiques ?

Cela se fait très souvent longtemps après avoir fini le morceau. Je veux ma musique universelle dans le sens ou chacun y entendra son histoire, aussi il ne faut pas voir le titre comme un indice sur ce qu’il faut y trouver ou reconnaître, mais comme un indice sur ce que moi j’y ai trouvé au moment du choix du titre.

Y-a-t-il quelque chose ou quelqu’un qui vous inspire en particulier ?

Quelque chose ? Oui, et c’est assurément mes souvenirs de Tokyo. C’est après mon premier séjour là-bas, en août 2006, que ma musique c’est affirmée dans sa forme actuelle. Je dis souvent que là-bas je suis mort pour renaître.

En dehors de ça, mes sources d’inspirations et influences sont diverses et variées. Blues, jazz, musique classique, hip-hop, musique latine ou antillaise, musiques traditionnelles du monde. J’aime beaucoup de styles de musique et en écoute encore plus.

Quel message à ceux qui vous écoutent ?

Merci d’écouter ma musique, car c’est à travers vous et ce qu’elle vous évoque qu’elle garde vie.

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